André Claveau

 

Deux petits chaussons (1956)

 

Ecoutez cet air

C'est l'histoire banale

De ce ver de terre

Amoureux d'une étoile

Histoire d'enfant

Qui souvent fait pleurer

Les grands

 

Deux petits chaussons de satin blanc

Sur le cœur d'un clown dansaient gaiement

Ils tournaient, tournaient, tournaient, tournaient

Tournaient toujours

Plus ils tournaient, plus il souffrait du mal d'amour

Deux petits chaussons et par dessus

Les plus jolis yeux que l'on ait vus

Sous de longs cheveux légers, légers

Et qu'il était bien obligé d'aimer

 

Le nez vermillon

Le chapeau sur la tempe

Comme un papillon

Sous les feux de la rampe

Le soir, il jouait

Mais tandis que les gens

Riaient ...

 

Deux petits chaussons de satin blanc

Sur le cœur d'un clown dansaient gaiement

Ils ont tourné, tourné, tourné qu'un soir d'été

Le cœur du clown trop essoufflé s'est arrêté

Deux petits chaussons de satin blanc

Sur le cœur d'un clown dansaient gaiement

A vingt ans, l'on ne sais pas toujours

Que même un clown, ça peut mourir d'amour!

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